"J'aurais pu chanter jusqu'au petit matin, mais
je ne voulais pas trop les fatiguer!"
C'est Theodorakis qui le dit dans le vestibule de
la salle de concerts de l'Université de Pretoria, après
le deuxième concert "Axion esti", donné pour les Grecs de
la diaspora, concert organisé avec le concours du secrétariat
général des Grecs de la Diaspora et l'Ambassade de Grèce
dans cette ville d'Afrique du Sud.
Une fois de plus et pour la seconde fois en suite,
notre grand compositeur a causé la surprise de manière aussi
agréable qu'inattendue. Le second concert de jeudi, le 19.11.,
était terminé, et le public rappela Mikis Theodorakis en
scène. Non seulement, celui-ci y est revenu pour de bon, mais il
a chanté pendant 20 minutes sans interruption.
Une semaine auparavant, au cours d'une conférence
de presse au Ministère des Affaires étrangères, le
compositeur s'était encore interrogé s'il arriverait à
faire face aux deux concerts à Pretoria et à un programme
aussi surchargé.
Alors Giorgos Dalaras, en plaisantant, lui avait
dit: "Si tu n'en peux plus, nous changerons les rôles."
C'est ce qui s'est produit.
Pendant que l'orchestre qui porte son nom, jouait
et que la chorale des Grecs qui habitent là-bas, ainsi que la Chorale
symphonique de Pretoria et la Chorale des garçons et des filles
africains (ils chantent dans un grec parfait sans parler le grec) ont
accompagné le compositeur, Mikis Theodorakis s'est retourné
et a tendu la baguette à Giorgos Dalaras pour un petit temps!
Les approximativement 1.200 Grecs d'Afrique du Sud
qui étaient dans la salle, se sont levés et l'ont ovationné,
et lui continuait sur "Strose to stroma sou gia dio", "Doxa to theo" et
beaucoup d'autres de ses chansons tant aimées.
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*) envoyé spécial
à Pretoria pour "Ta Nea"
publié dans "Ta Nea" du
23.11.1998 - Traduit du grec avec l'aimable concours de M. Héraclès
Galanakis, directeur du bureau de presse à l'Ambassade de Grèce
au Luxembourg
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