Mikis chante et Dalaras dirige

par Christos Iereidis


"J'aurais pu chanter jusqu'au petit matin, mais je ne voulais pas trop les fatiguer!"
C'est Theodorakis qui le dit dans le vestibule de la salle de concerts de l'Université de Pretoria, après le deuxième concert "Axion esti", donné pour les Grecs de la diaspora, concert organisé avec le concours du secrétariat général des Grecs de la Diaspora et l'Ambassade de Grèce dans cette ville d'Afrique du Sud.
Une fois de plus et pour la seconde fois en suite, notre grand compositeur a causé la surprise de manière aussi agréable qu'inattendue. Le second concert de jeudi, le 19.11.,  était terminé, et le public rappela Mikis Theodorakis en scène. Non seulement, celui-ci y est revenu pour de bon, mais il a chanté pendant 20 minutes sans interruption.
Une semaine auparavant, au cours d'une conférence de presse au Ministère des Affaires étrangères, le compositeur s'était encore interrogé s'il arriverait à faire face aux deux concerts à Pretoria et à un programme aussi surchargé.
Alors Giorgos Dalaras, en plaisantant, lui avait dit: "Si tu n'en peux plus, nous changerons les rôles."
C'est ce qui s'est produit.
Pendant que l'orchestre qui porte son nom, jouait et que la chorale des Grecs qui habitent là-bas, ainsi que la Chorale symphonique de Pretoria et la Chorale des garçons et des filles africains (ils chantent dans un grec parfait sans parler le grec) ont accompagné le compositeur, Mikis Theodorakis s'est retourné et a tendu la baguette à Giorgos Dalaras pour un petit temps!
Les approximativement 1.200 Grecs d'Afrique du Sud qui étaient dans la salle, se sont levés et l'ont ovationné, et lui continuait sur "Strose to stroma sou gia dio", "Doxa to theo" et beaucoup d'autres de ses chansons tant aimées.
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*) envoyé spécial à Pretoria pour "Ta Nea"
publié dans "Ta Nea" du 23.11.1998 - Traduit du grec avec l'aimable concours de M. Héraclès Galanakis, directeur du bureau de presse à l'Ambassade de Grèce au Luxembourg