Mia Zoi yia tin Ellada

Chapitre 3: Le message de Maria Farantouri


Que Mikis soit un phénomène, nous le savons tous.

Qu’un phénomène comme Mikis ne puisse être contenu dans un livre, est aussi connu. Mais Guy Wagner, avec son amour pour Mikis et son œuvre, s’est identifié avec la Grèce; il a réussi à donner aux étrangers un contour exact de l’histoire du pays qui a vu naître Mikis et les événements personnels et sociaux qui l’ont forgé et, surtout, qui ont inspiré son œuvre qui déborde de passion, de foi en l’être humain et d’une richesse mélodique indescriptible. La musique de Mikis est un hymne, un chant d’amour pour tous ceux qui se battent et savent aimer et mourir.

Maria Farantouri pendant
son intervention
(Photo: Ariel Wagner-Parker)

Mikis n’est pas intéressé par les médiocres et ceux qui font des compromissions, mais par les gens vrais, simples, ce sont eux qui sont réellement grands.

Cela a été constaté par un étranger, cultivé et sensible, Guy Wagner, qui s’est rendu compte de l’unicité de l’œuvre de Mikis et il l’a faite sienne; il en est devenu l’interprète, et l’a diffusée par tous les moyens, partout en Europe. De cette façon, Guy est devenu aussi un Grec, un de nous, qui se réjouit et qui s’émeut aux mélodies de Mikis, comme s’il avait lui aussi les mêmes expériences et connu les mêmes souffrances que notre peuple. Il n’est pas un étranger, il est un des nôtres.

Il faut que je vous dise que Guy est lié à notre présence à l’étranger. Pendant la période de la dictature, je me souviens de lui, avec son sourire, sa parole gentille et sa présence, pour nous encourager au cours des moments difficiles. Des hommes comme Guy nous ont aidés beaucoup et leur apport à la Grèce et à la lutte pour la démocratie est inestimable. Tantôt avec un poème, un article dans un de grands journaux d’Europe, tantôt par des émissions radiophoniques, tantôt avec ses livres en tant que écrivain, il réussissait à convaincre les étrangers à s’intéresser à la culture grecque contemporaine, aux œuvres de Mikis, et à les amener à une meilleure connaissance de la Grèce.

Ceux gens là, ne sont pas des gens de passage. Ils sont toujours près de nous, et cela nous honore, comme rien d’autre. Que l’Etat, que les officiels le sachent! Le monde a connu la Grèce à travers Mikis, et cette reconnaissance doit être permanente et historique.

On a beaucoup écrit sur Mikis, et son œuvre est étudiée dans les universités, par des chercheurs, des analystes, des écrivains, des intellectuels. Le livre de Wagner offre en plus ce qui déborde de l’esprit et de la sensibilité d’un homme devenu un des nôtres, et nous, nous sommes devenus une partie de lui.

Nous lui rendons notre amour.

Nous te remercions, Guy.


La présentation du livre | L'écho dans la presse grecque | Entretien avec Guy Wagner | Note introductive au livre de Theodorakis | Communiqué de presse | Les images de la présentation | Première page