A propos d'»dipus Tyrannos«par Guy Wagner
Quand,
le directeur du Conservatoire d'Athènes, Philoktitis Ikonomidis,
meurt en décembre 1957, Mikis Theodorakis - qui étudie
alors au Conservatoire de Paris, - réalise une version pour orchestre
à cordes de son »dipus Tyrannos« sur la base des
esquisses faites dix ans auparavant, en y ajoutant de nouveaux éléments
mélodiques. »dipus Tyrannos« est une partition d'une grande expressivité et reflète l'élément tragique du personnage d'dipe dans le drame de Sophokle, sans que Theodorakis ait pourtant composé une »musique à programme« et qu'il ait utilisé les thèmes musicaux de façon simplement illustrative. Son but était de créer une »atmosphère«, grâce à laquelle il pouvait faire le pont entre une tragédie du passé et le présent non moins tragique. Pour cette raison, le compositeur se réfère aussi à l'harmonie de la musique byzantine et il réussit à pleinement intégrer les éléments de cette musique grecque très spécifique dans la dramaturgie de sa propre composition. »dipus Tyrannos« constitue pour lui une des synthèses les plus réussies entre son esprit et son naturel grec, d'une part, et, de l'autre, les techniques occidentales de la composition étudiées et apprises à Athènes et à Paris. L'uvre, devenue un hommage émouvant de l'élève à un maître qui l'a toujours encouragé et qui a dirigé ses premières partitions symphoniques: »Prométhée enchaîné«, la »Symphonie en trois mouvements« et surtout »La Fête d'Assi-Gonia«. a été créée à Athènes, le 8 décembre 1958 en honneur d'Ikonomidis et a trouvé un accueil chaleureux,... même auprès de la critique. Symphonietta | Concerto pour piano | Première Symphonie | Symphonie No.2 | Troisième Symphonie | Quatrième Symphonie | Septième Symphonie | Page de départ |